Le colonel Yark Damehame, commandant de la Force sécurité élection présidentielle (FOSEP) du Togo, a lancé une sérieuse mise en garde contre toute violence dans le pays, lors d'un point de presse lundi.
"Ceux qui prendront le risque d'opter pour la violence, rencontreront sur leur chemin les forces de sécurité", a averti Yark Damehame, lieutenant-colonel de la gendarmerie togolaise à la tête de la FOSEP d'un effectif de 6.000 agents.
"L'ordre doit régner dans la cité. Il n'appartient pas à deux ou trois individus de décréter une violence inutile", a-t-il insisté.
Cette sortie médiatique précède des manifestations de protestations annoncées pour mardi par l'Union des forces de changement (UFC), principal parti de l'opposition togolaise, contre les résultats provisoires du scrutin du 4 mars par lesquels le président sortant Faure Gnassingbé est réélu avec 60,92 % des suffrages, contre 33,94 % pour son candidat Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC.L'UFC a appelé ses partisans à la "résistance", faisant état de lutte au quotidien dorénavant pour arracher ce qu'elle désigne " victoire volée" après des manifestations dispersées samedi et dimanche.
Au cours du point de presse, Yark Damehame, un haut gradé de la gendarmerie, très connu pour son efficacité en matière de renseignement, a confirmé l'arrestation de quelques militants de mouvements proches de l'opposition.
Il a révélé que certains des personnes appréhendées avaient recouru à des préparations mystiques devant les rendre invulnérable aux balles en cas d'affrontement avec les forces de l'ordre.
Yark Dmahane a fait état de préparation à l'initiative des responsables du Mouvement citoyens pour l'alternance (MCA), un mouvement ayant comme slogan "Alternance ou la mort, nous vaincrons", dirigé par un journaliste-écrivain et un député de l'Union des forces de changement (UFC, opposition).
De ses explications, le MCA s'apprêterait à passer à des protestations violentes après la proclamation des résultats provisoires du scrutin au cas où l'UFC était donnée perdante.
"Je demande à la jeunesse togolaise de faire beaucoup attention, de ne pas se laisser abuser par des individus qui pensent que c'est à travers la violence qu'ils peuvent arriver à leur fin", a lancé Yark Damehane, rassurant que les forces de sécurité sont là pour la protection des personnes et des biens.
La FOSEP est un dispositif sécuritaire spécial de 6.000 hommes, à savoir 3.000 gendarmes et 3.000 policiers, mis en place pour la présidentielle 2010, après la précédente élection tenue en avril 2005, qui était émaillée de violences.
Xinhua
























